Réponse: La déclaration, la prière du rabbin et l’Hatikva

La cérémonie de la déclaration d'indépendance comprend trois moments-clefs: la lecture de la déclaration par Ben Gourion, la prière récitée par le  rabbin Maïmon et l'hymne national chanté par toute l'assistance.

Après que Ben Gourion eut fini de lire la déclaration, le rabbin Maïmon se lève d'un bond et dans un acte spontané de jubilation, ses lèvres prononcent alors une ancienne prière :

« Loué sois-Tu, Seigneur, notre Dieu, Roi de l'Univers, pour nous avoir accordé la vie, pour nous avoir soutenus et pour nous avoir aidés à atteindre ce jour ».

Emportés par l’excitation, même les communistes les plus purs et durs et les membres de gauche du Mapam ont tous répondu à l’unisson : « Amen !».

Rabbi Fishman Maimon signant la Déclaration d'Indépendance à Tel Aviv, 1948, Beno Rothenberg

Le saviez-vous?

La déclaration d'indépendance est le résultat d'une opportunité historique.

Le mandat britannique sur la Palestine expirant le 15 mai 1948. David Ben Gourion va vouloir se saisir de ce moment pour déclarer l'indépendance. Il réunit les divers courants politiques y compris ses opposants politiques au sein d'un comité national réunissant au total 37 personnes.

Le premier point à l'ordre du jour est une mission top secrète :  rédiger, en seulement trois semaines, un texte qui déclarerait l'indépendance d'Israël en tant que nation souveraine.

Réponse: Théodore Herzl

Théodore Herzl est considéré comme le père fondateur du sionisme.

Journaliste, avocat, écrivain et activiste politique austro-hongrois, il a fondé l'Organisation sioniste et promu l'immigration juive en Palestine dans le but de créer un État juif.

Face à l'antisémitisme qu'il a rencontré, Herzl a conclu que l'assimilation des Juifs était impossible et que la seule solution était l'établissement d'un État juif.

En 1896, il publie le pamphlet "Der Judenstaat" (L'État des Juifs), où il expose sa vision d'une patrie juive.

Ses idées ont attiré l'attention internationale et ont rapidement établi Herzl comme une figure majeure du monde juif. En 1897, il convoque le Premier Congrès sioniste à Bâle, en Suisse, et est élu président de l'Organisation sioniste. Il a entrepris une série d'initiatives diplomatiques pour obtenir du soutien pour un État juif, s'adressant sans succès à l'empereur allemand Guillaume II et au sultan ottoman Abdul Hamid II.

Lors du Sixième Congrès sioniste en 1903, Herzl présente le "Projet Ouganda", proposé par le secrétaire colonial britannique Joseph Chamberlain comme refuge temporaire pour les Juifs en Afrique orientale britannique, suite au pogrom de Kichinev. Le projet a rencontré une forte opposition et a finalement été rejeté.

Herzl est décédé d'une maladie cardiaque à l'âge de 44 ans et a été enterré à Vienne.

En 1949, ses restes ont été transférés en Israël et réinhumés sur le mont Herzl.

Réponse: l’Allemagne

Comme l'a dit Gary Lineker (ex-star du foot britannique et aujourd'hui consultant TV): "Le football est un sport qui se jouent à 11 contre 11 et à la fin ce sont toujours les allemands qui gagnent

Le saviez-vous?

Haïm Weizman est devenu de premier président de l' histoire de l'Etat d'Israël. C'est donc un personnage très important. Pourtant sa signature n'apparaît pas sur la déclaration d'indépendance.

La raison officielle est qu'il n'était pas présent en Israël à ce moment-là. Mais cette explication est insuffisante. D'abord parce qu'il y a d'autres signataires qui n'étaient pas présent lors de la cérémonie et qui ont signé la déclaration par la suite. Ensuite, parce que de nombreuses voix se sont élevées pour intégrer la signature de Weitzman plus tard mais toutes les tentatives ont étrangement échouées.

Le mystère reste donc entier.

 

Haïm Weizmann

Réponse: car Jérusalem était assiégée

La traduction en français de l'invitation:

L'administration populaire

Tel Aviv, 4 Eiyar 5708
13.5.1948

Adon Nichbad [Cher Monsieur],

Nous sommes honorés de vous adresser par la présente une invitation

À la session de
la Déclaration d'indépendance

Qui aura lieu le vendredi 5 Eiyar 5708 (14.5.1948) à 16 heures dans la salle du Musée (16 boulevard Rothschild).

Nous vous demandons de garder confidentiels le contenu de l’invitation ainsi que le lieu et l’heure de l’assemblée du Conseil.

Les invités sont priés d’arriver dans la salle à 15h30.

Très sincèrement,
Le Secrétariat

Le saviez-vous?

Selon un dicton bien connu, mettez deux Juifs ensembles et il en ressortira trois opinions.

Pour la déclaration d'indépendance, ce fût exactement pareil. La version finale de la Déclaration d'indépendance fut précédée de plusieurs projets. Il y a eu beaucoup de discussions pour aboutir à un texte final de 664 mots soigneusement choisis (8.000 pour la déclaration d'indépendance américaine) et convenant à toutes les sensibilités.

Des désaccords ont ainsi surgi au sein du comité de rédaction sur la question de savoir s'il fallait mentionner le « Dieu d'Israël » et la « Torah d'Israël » dans le texte de la déclaration. Les représentants des partis religieux qui ont formulé cette demande se sont heurtés à l'opposition des partis de gauche, qui considéraient l'inclusion de ces termes comme une coercition religieuse.

En fin de compte, il a été décidé d'utiliser les mots « placer notre confiance dans le 'Rocher d'Israël' », une expression qui pouvait être conforme aux principes religieux sans être perçue comme une coercition religieuse.

Au moment de la signature du document, le rabbin Yehuda Leib Fishman a préfacé sa signature avec les lettres hébraïques bet , ayin , zayin , hey , yud , initiales qui signifient « avec l'aide de Dieu, béni soit-Il».

Notes et brouillons de la Déclaration d'indépendance, rédigés au cours des dernières étapes de la rédaction du document