Les 7 places (Kikar) majeures de Tel-Aviv

Tel-Aviv a été imaginée puis conçue autour de différentes places qui structurent et quadrillent toute la ville. Il y a un débat pour déterminer le point central, la place de reférence. Pendant longtemps, c'est Kikar Dizengof qui a eu cet honneur. Mais cela, c'était avant le 7 octobre 2023. Depuis, c'est la place des otages (Kika Hatufim) qui est devenue l'épicentre de Tel-Aviv.

Kikar Habima

A la fin de l'avenue Rothschild se dresse la célèbre place Habima entourée de monuments culturels majeurs tels que le Théâtre Habima (Théâtre National), le Palais de la Culture, et le Pavillon d'Art Contemporain Helena Rubinstein. En 2011, la place a été le centre des manifestations pour le logement en Israël, et en 2019, elle a accueilli la cérémonie d'ouverture du concours Eurovision. Elle est, depuis 2022, le point de départ des manifestations contre le gouvernement d'extrême-droite de Netanyahu qui se terminent place de la démocratie, à l'intersection de la rue Kaplan.

Kikar Bialik

La rue Bialik et sa place éponyme. Sans conteste, la rue la plus charmante de Tel-Aviv. Pour ceux qui ont apprécié leur visite au Tel-Aviv Museum of Art et l'œuvre de Reuven Rubin, ils peuvent prolonger leur découverte de ce peintre israélien en visitant sa maison au n° 14 de la Rue Bialik.

Et puisque vous êtes déjà dans le quartier, profitez-en pour découvrir l'œuvre du poète Bialik ainsi que l'ancien hôtel de ville, désormais transformé en musée de l'histoire de Tel-Aviv. Ce musée, conçu avant tout pour les habitants plutôt que pour les touristes, se distingue par son originalité. Le projet vise à permettre aux habitants de s'approprier leur histoire. Ils peuvent même envoyer leurs photos et histoires personnelles pour alimenter une banque de données des quartiers et des habitants.

Revivez l'histoire tragique de l'Altalena

L'Affaire de l'Altalena fut un épisode crucial et tragique de la guerre d'Indépendance d'Israël. En juin 1948, le cargo Altalena, affrété par l'Irgoun, un groupe paramilitaire juif, arriva sur les côtes israéliennes avec un chargement d'armes destiné à renforcer les forces combattantes. Ce navire devint le théâtre d'une confrontation violente entre l'Irgoun et les forces régulières israéliennes, sous les ordres de David Ben Gourion. Les divergences idéologiques et les luttes de pouvoir entre les deux factions culminèrent dans un affrontement armé qui entraîna la mort de plusieurs personnes et marqua profondément l'histoire d'Israël. Cet événement symbolise les tensions internes qui ont accompagné la création de l'État hébreu et a laissé des cicatrices durables dans la société israélienne.

Retrouvez les détails de cet événement tragique dans notre article le drame de l'Altalena

Le cimetière de Trumpeldor

Situé entre Kikar Dizengoff et Kikar Rabin, le cimetière de Trumeldor (le plus vieux de la ville) mérite un petit arrêt car il est magnifique.

Y reposent les fondateurs de la ville, les premiers habitants ainsi que des personnalités culturelles et historiques. À l'ouverture du cimetière en 1902, son emplacement était éloigné des zones peuplées, mais il se trouve aujourd'hui en plein centre-ville de Tel-Aviv.

Le cimetière porte le nom de Joseph Trumpeldor, un militant sioniste mort en héros et célébré en tant que tel.

Kikar Dizengoff

Remontez maintenant vers la place Dizengoff.

C’est le cœur du centre-ville. Cette place a fait l’objet d’incessantes rénovations depuis sa création. Elle est devenue un mausolée à la mémoire des victimes du 7 octobre 2023.

Kikar Democratia

Cette place ne se retrouve dans aucun guide touristique. Elle est pourtant essentielle dans la vie des telaviviens. Le carrefour entre la rue Eliezer Kaplan et Mehahem Begin est en effet devenue l'épicentre des manifestations contre la réfome judiciaire entamée par le gouvernement de Nethanyou en 2022 et visant à faire basculer Israël d'une démocratie libérale vers un régime autocratique. Cette intersection a, depuis, été rebaptisée "place de la démocratie".

En allant vers cette place profitez-en pour faire un petit tour dans le village de Sarona. En face de Sarona se touve le fameux Ministère de la Défense mondialement connu, depuis le 7 octobre 2023 sous le nom de "Kiria". C'est ce bâtiment imposant (un héliport se trouve sur le toît) qui a constamment été visé par les missiles iraniens. Pour les ayatollahs de Téhéran, c'est donc bien la Kiria qui est l'épicentre de Tel-Aviv !

Kikar Hatufim (la "Place des Otages")

C'est bien évidemment devenu un lieu incontournable à Tel-Aviv. Qui veut comprendre l'état d'esprit des Israéliens après le 7 octobre 2023 doit se rendre sur ce lieu chargé d'émotions et de souvenirs. La longue table des absents de shabbat et la reconstitution d'un tunnel donnent des frissons.

Le traumatisme subi par la population est ce que l'on nomme le "syndrome Ron Arad" que nous vous expliquons dans cet article.

Kikar Rabin

Passez maintenant sur la place Rabin - Kikar Rabin.

Devant l’esplanade se dresse la municipalité de Tel-Aviv. Sur la droite il y a le fameux escalier où Itzak Rabin a vécu ses derniers instants. Il y a une plaque commémorative à l'endroit exact où il a été assassiné en 1995 par un extrémiste juif, le tristement célèbre Ygal Amir.

Sur l'esplanade se dresse également un monument imposant dédié à la Shoa.

Kikar Atarim

Terminez votre journée à la mer.

De la place Rabin, prenez la rue Ben Gourion et c’est tout droit.

En chemin, vous allez trouver deux spots intéressants :

  • Un kioske à jus de fruits : c’est le plus célèbre de la ville.
  • La maison Ben Gourion qui peut se visiter.

La maison de David Ben Gourion

La maison familiale de David Ben Gourion a été transformée en un charmant musée situé en plein centre-ville. Autrefois appelée rue KKL, cette rue a été rebaptisée rue Ben Gourion après sa mort. Si vous avez une heure à tuer entre deux séances de bronzage sur les magnifiques plages de Tel-Aviv, n'hésitez pas à y faire un tour, c'est sur votre chemin.

C'est de cette maison que David Ben Gourion est parti le 14 mai 1948 en direction du Musée de Tel-Aviv pour la cérémonie de la déclaration d'Indépendance de l'État d'Israël.

Scroll to top