Jeu de piste à Jaffa

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Etape n° 1 : La Tour de l'horloge

Départ: Rendez-vous devant la Tour de l'horloge (Yefeth street).

C'est le symbole de la ville de Jaffa.

Selon une légende locale, l'horloge fut construite par un riche juif qui en avait marre que des gens allant à la gare pour prendre le train rentrent dans son magasin pour lui demander l'heure. Il fit construire la tour avec des horloges et y installa une cloche qui sonnait toutes les heures.

Il dût toutefois retirer sa cloche car le volume de la sonnerie masquait les appels à la prière de la mosquée qui se trouvait à proximité.

Le saviez-vous?

Le label "orange de Jaffa" est connu dans le monde entier. Pourtant, il n'y a plus d'orangeraies à Jaffa. Elles sont donc produites partout en Israël ... sauf à Jaffa !!.

Vous pourrez à l'occasion visionner un film assez dérangeant sur le sujet : "Jaffa, la mécanique de l'orange" du réalisateur israélien très controversé Eyal Sivan.

Etape n° 2/8 : La boulangerie Said Abu El Afia

Dirigez-vous maintenant vers la boulangerie Said Abu El Afia & Sons [à quelques mètres de la Tour de l’horloge - Yefeth Street n° 7]

  • C’est une des plus célèbres boulangeries d’Israël (on y prépare 24 sortes de pain)

  • Elle existe depuis 1879 au même endroit.

  • Elle est ouverte 24/7

  • D'après la légende, Justin Bieber serait venu y acheter une pita.

Défi: Goutez la fameuse pizza arabe (un pizza agrémentée d’œufs, de tomates, de fromages et d'olives) et une autre douceur sucrée de ton choix.

Bon d'accord l'endroit est assez touristique. Mais c'est plutôt sympa non?

 

Etape n° 3/8 : Les Jardins Hapisga

Dirigez-vous maintenant en direction des jardins Hapisga

Il y a une curieuse sculpture blanche au sommet de la colline. A ton avis, que représente-t-elle?

La partie gauche représente le rêve de Jacob

Jacob avait fait un rêve :
« Et il vit une échelle placée sur la terre, dont le dernier échelon touchait le ciel. Les anges y montaient et descendaient et le Seigneur se tenait au dessus… ».

La partie droite concerne le sacrifice d'Isaac

Isaac était le fils d'Abraham. Dieu voulant mettre Abraham à l'épreuve lui demande de sacrifier son fils. Abraham se rend avec son fils sur le Mont Moriah, alors qu'il est prêt à le sacrifier, un ange l'interrompt. "Abraham, ne fais rien, je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne lui as pas refusé ton fils unique ..." Abraham sacrifiera un agneau à la place.

La partie au dessus illustre la chute de Jéricho

Jéricho fut la première ville conquise par Joshua (Josué, qui avait été désigné par Moise à sa mort pour conduire le peuple hébreu vers la terre promise]. Lorsque les enfants d'Israël arrivèrent devant la ville de Jéricho les portes se fermèrent, les habitants ne voulaient pas du peuple hébreu. Une voix céleste dit alors à Joshua "faites le tour de la ville, faites le une fois pendant 6 jours, le septième jour vous le ferez 7 fois et 7 sacrificateurs sonneront le Chofar" Ils firent comme demandé et le septième jour, ils firent 7 fois le tour,  7 personnes sonnèrent le Chofar et la muraille de Jéricho s'écroula, laissant ainsi la libre entrée aux Hébreux.

La statue ressemble à une porte. C’est la porte d’entrée en terre d’Israël

Etape n° 4/8 : Les canons de Jaffa

Dirigez-vous maintenant vers le monastère Saint-Nicolas.

Vous voyez les canons? Ils ont appartenu à un général célèbre (devenu Empereur) qui séjourna à Jaffa le temps de conquérir la région avec son armée (campagne d’Égypte 1798-1799).

Comment s'appelle ce général [devenu Empereur]?

  • Il est français

  • Il est petit

  • Il a un cheval blanc (qui devient parfois gris)

  • Il a perdu la bataille de Waterloo

Je suis, je SUIS, je SUIS

 

Le saviez-vous?

Au cours de sa campagne de Syrie, Napoléon et son armée assiègent la ville de Jaffa. Après quelques jours de siège, Bonaparte décide d'envoyer un émissaire pour demander la reddition des assiégés ottomans. Pour toute réponse, ledit émissaire est décapité, sa tête brandie en haut des remparts !!

Bonaparte ordonne alors l'assaut de la ville. Une division française trouve par hasard un souterrain et toute une division y entre pour se retrouver au centre-ville. Une autre division pénètre dans la ville via une brèche réalisée par l'artillerie dans la muraille. Les combats sont rudes et se font au corps à corps. Finalement la ville tombe aux mains des français et les 3.000 prisonniers ottomans seront tous exécutés sur ordre de Napoléon.

Causé par le manque d'hygiène, une épidémie de peste décime l'armée française. Il existe un tableau très célèbre racontant l'épopée de Napoléon à Jaffa peint par Antoine-Jean Gros (le tableau de 7m sur 5 est exposé à Paris au Louvre) .

Les pestiférées de Jaffa

Le tableau fut commandé au peintre Antoine-Jean Gros par Bonaparte

Sous les arcades d’une mosquée reconvertie en hôpital de campagne, Bonaparte, l'air calme et bienveillant touche des doigts de sa main gauche dégantée les pustules d’un soldat debout, à demi vêtu d’un drap. Desgenettes, le médecin en chef de l’armée, surveille attentivement le général tandis qu’un soldat cherche à écarter la main de Bonaparte pour lui éviter la contagion. A droite un autre soldat, entièrement nu, soutenu par un jeune Arabe, est pansé par un médecin turc. Un officier, atteint d’une ophtalmie, s’approche à tâtons en s’appuyant sur une colonne. Au premier plan, un malade agonise sur les genoux de Masclet, jeune chirurgien militaire lui-même atteint par la maladie. Derrière le général, deux officiers français apparaissent effrayés par la contagion : l’un se protège la bouche avec son mouchoir tandis que l’autre s’éloigne. Sur la gauche de la composition, au milieu des malades gisant sur le sol, se tient un majestueux groupe d’Arabes qui distribuent des vivres.

Le peintre magnifie le courage de Napoléon qui avance au milieu des soldats contaminés et touche même les plaies de l'un d'entre eux. Ce geste fait référence à la tradition des rois de France qui étaient censés guérir les écrouelles en les touchant (les écrouelles sont des abcès d'origine tuberculeuse atteignant les ganglions du cou). Le rite, dont la tradition remonte au XIe siècle, se déroulait ainsi, le roi touchait les malades de ses mains en prononçant la formule : «Le roi te touche, Dieu te guérit». Le tableau met en valeur Bonaparte au centre, dans la lumière, alors que les côtés sont dans la pénombre, son geste est déjà celui d’un souverain et les malades se tournent vers lui en l’implorant.

Etape n° 5/8 : Pic-Nic sur les hauteurs de Jaffa

C'est l'heure du Pic-Nic. Dégustez votre déjeuner sur les hauteurs de Jaffa. La vue sur Tel-Aviv est magnifique (sans doute le plus beau point de vue sur la ville)

 

On se retrouve juste après la pause pour la suite du parcours.

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